李昌林大使就我改革开放40周年接受布官方报《新生报》记者采访
2018/12/02

  11月30日,李昌林大使接受布隆迪参加“中非新闻交流中心”项目记者Vincent MBONIHANKUYE采访,着重回答了对方有关我改革开放的具体内涵及采取的相关措施以及对中非和中布合作带来的积极影响等问题。原文见下:

李大使接受《新生报》采访文章截图

Interview de l’ambassadeur de Chine au Burundi

La Chine d’avant les quatre dernières décennies était totalement différente de celle d’aujourd’hui. Elle était une Chine fermée qui se repliait sur elle- même. Tout a été changé en 1978 avec le président Deng Xiaoping. Dans le but de savoir plus sur la réforme et l’ouverture de ce pays ami d’Afrique, depuis 40 ans, la rédaction du quotidien Le Renouveau (LR) a intervieuwé l’ambassadeur de Chine au Burundi, Li Changlin (Amb.LC).   

 

LR/ Monsieur l’ambassadeur, l’année 2018 marque le 40e anniversaire de l’ouverture de la République populaire de Chine. Quelle est la signification de cette ouverture chinoise en peu de mots?

Amb.LC/ Avant cette période, la Chine se repliait sur elle-même depuis des décennies. La population chinoise vivait dans des conditions difficiles. C’est à partir de 1978 que la Chine a lancé la politique de réforme et d’ouverture. Cette dernière consiste à libérer et développer les forces productives, augmenter la puissance d’ensemble du pays et construire le socialisme aux caractères chinois. L’ouverture chinoise est une ouverture du pays au monde extérieur, avec une forte volonté d’aller à l’international, au service de la nouvelle approche de coopération avec l’étranger.

LR/ Quelles sont les stratégies qui sont utilisées par la Chine pour s’ouvrir davantage ?

Amb.LC/ Il y a lieu d’en citer quatre. Premièrement, la Chine a décidé de transcender des contraintes idéologiques dans sa coopération avec tous les  pays. Deuxièmement, conscients de l’assimilation de tout ce qui est du meilleur dans la civilisation humaine, nous avons amorcé des échanges fréquents avec des pays développés. L’envoi massif des étudiants et des ingénieurs dans les pays développés pour s’approprier des sciences et technologies avancées en sont des exemples. Troisièmement, la Chine a fait des efforts gigantesques pour nous insérer dans l’économie mondiale. En effet, grâce à l’adhésion chinoise à  l’Organisation mondiale de commerce, bon nombre de mesures attractives ont été mises en place pour attirer des capitaux étrangers.La coopération ouverte apporte enfin le progrès, aucun pays ne peut vivre en vase clos, celui qui s’isole sur une île déserte n’a pas d’avenir. Selon le Président chinois Xi Jinping, la Chine est prête à ouvrir davantage sa porte, dans le cadre de la mise en œuvre d’une nouvelle série de mesures d’ouverture de haut niveau. Les conclusions de la Foire internationale d’importations de Shanghai en sont une illustration probante. 

LR/ La Chine s’est ouverte au monde entier y compris l’Afrique. Quels sont les profits que les pays africains ont tirés  de cette ouverture ? 

Amb.LC/ Avec l’amélioration de la puissance d’ensemble du pays, la Chine a diversifié ses domaines d’intervention en Afrique, en accordant aux pays africains des dons et des crédits préférentiels. A cet effet, la Chine a réalisé des projets d’importance majeure en Afrique. Je veux citer entre      autres le chemin de fer Mombassa-Nairobi, la centrale hydraulique de Soubré de Côte d’Ivoire, le port en eau profonde de Kribi du Cameroun, etc... Ça fait neuf années consécutives que la Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique, avec un volume des échanges de  170 milliards de dollars. Au dernier sommet Chine-Afrique de Beijing, le Président chinois Xi Jinping a annoncé les huit initiatives majeures de la coopération sino-africaine pour les trois années à venir et, au-dela, avec une disponibilité financière de 60 milliards de yuans, monnaie chinoise. 

LR/ Qu’en est-il du Burundi en particulier ?

Amb.LC/ Au Burundi, pour des raisons de santé financière du pays, presque tous les projets ont été réalisés par les dons du gouvernement chinois. Plusieurs projets seraient éligibles aux crédits préférentiels de la  Chine. J’aimerais souligner des résultats très positifs obtenus dans la coopération agricole où,  grâce aux experts chinois, la production du riz a passé de quatre tonnes, production locale moyenne à 12 ou 14 tonnes par hectare de riz hybride. Des spécialistes chinois ont porté le taux d’éclosion à 93,8% dans une petite ferme de volaille. Dans l’avenir, il faudrait  remorquer des agriculteurs et éleveurs burundais dans le  même sillage des Chinois. 

LR/ A l’ouverture de la première Exposition internationale de l’importation de Chine (CIIE), le Président chinois a invité le  monde entier à s’opposer au protectionnisme pour construire une économie mondiale partagée. Y a-t-il des conseils à donner aux autorités africaines pour s’ouvrir davantage ? Votre commentaire sur l’ouverture de l’économie burundaise. 

Amb.LC/ Après 40 années de réforme et d’ouverture, la Chine a rattrapé son retard de développement par rapport aux pays développés. Des expériences chinoises sont inspirantes pour des pays africains, y compris le Burundi. Je pense que, dans un contexte de mondialisation, les économies des pays sont interdépendantes les unes des autres. Nous sommes plus ou moins dans un maillon de la chaîne de production ou de la chaîne de valeur mondiale. Pour les pays africains, en particulier pour le Burundi, il faudrait développer des forces endogènes de développement et créer des conditions favorables à l’ouverture. Il pourrait, par exemple, se concentrer à la recherche des solutions aux défis du sous-développement des infrastructures, du déficit en personnel qualifié, du manque de moyens financiers, etc... A ma connaissance, le Burundi a le projet d’installer une zone économique spéciale, la Chine a eu des expériences en la matière dans les autres pays africains, nous voudrions bien y apporter notre expertise. La Chine  porte également un grand intérêt au Plan national de développement décennal du Burundi, elle est prête, comme par le passé, à soutenir ses efforts de développement. 

Vincent Mbonihankuye (à Beijing)

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